Quel est le point commun entre Kodak et Nadine Morano ?

Réponse : ils se sont crus dans un pays de race blanche… L’histoire de Kodak sur ce sujet est tout de même plus intéressante. La voici.kodak

Kodak : l’histoire de Shirley (et pas Nadine)

Dans les années 50, Kodak a longtemps utilisé « Shirley » (à l’origine Shirley Page), une mannequin femme de race blanche, pour calibrer les couleurs de ses rendus photographiques sur papier. La fameuse balance des couleurs était basée sur la couleur de peau « idéale » -voire normale- de la femme blanche issue des « cartes Shirley » comme celles-ci :

Kodak

Car pendant des décennies, la photographie n’était utilisée que par des « blancs », pour des « blancs ». 

Kodak : un choix délibéré

Alors en situation de quasi-monopole, les films (pellicules) de Kodak ne contenaient pas les éléments chimiques permettant d’effectuer un rendu correct de certaines teintes. En parallèle, Kodak étalonnait déjà l‘ensemble des imprimantes des labos photos à travers le monde avec les cartes « Shirley ». 

Kodak, par choix, ne jugeait pas utile d’améliorer la composition chimique de ses films ni son rendu pour les teintes sombres notamment pour les couleurs/contrastes des peaux noires comme on peut (ne pas) le voir dans l’exemple ci -dessous.

vox

Encore plus évidemment sur ce cliché « mixte » …

mixed

Le cinéma n’est pas épargné

Comme écrit dans cet article d’Altlantico.fr, le cinéma ne manque pas d’anecdotes sur le sujet. En 1978, Jean-Luc Godard aurait refusé d’utiliser un film Kodachrome pour un tournage au Mozambique, jugeant la peliculle « raciste ».  Le Britannique Steve McQueen raconte comment, à l’époque, Sidney Poitier transpirait sur les plateaux car il devait être éclairé par de puissantes lumières pour combler le manque de sensibilité de la pellicule .

Kodak mais aussi … HP

Plus récemment, c’est la marque HP qui a été qualifiée de raciste. En effet, son logiciel de reconnaissance de visage sur PC, censé suivre le déplacement des personnes ne fonctionnait pas lorsqu’il s’agissait d’une « personne de couleur », comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous :

Tout a changé en partie grâce … au chocolat

Dans les années 70, les choses ont commencé à changer sous l’impulsion des industriels du chocolat et de l’ameublement qui jugeaient le rendu des couleurs non approprié pour le produit.

En effet, impossible dans les publicités papier de faire la différence entre un chocolat au lait et un chocolat noir, ni entre un meuble en merisier ou en acajou. Kodak a donc été invité à corriger le tir.

C’est alors que Kodak a sorti sa pellicule Kodak Gold Max censé pouvoir photographier « un cheval noir en condition de faible lumière ».

Et tout fut réglé. Et kodak ne fut jamais inquiété.

Source et images : Vox.com, Upworthy.com, npr.com

Laisser un commentaire SVP :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

(function($) { var rating = $('#wp_review_comment_rating'); $('body').on('submit', '#commentform', function(e) { if (rating.val() === '0') { alert('Please select a rating!'); e.preventDefault(); } }); })(jQuery);