Pernod relance la production d’absinthe

Absinthe_PernodVéritable institution au début du siècle dernier, l’absinthe fut produite à plus de 36 millions de litres par an, notamment dans la région de Pontarlier (25), puis accusée de tous les maux (épilepsie, tuberculose, dégénérescence, criminalité, … et même chute de l’Empire français), lui valant ainsi le surnom de « l’alcool qui rend fou », avant d’être finalement interdite en 1915. Ce n’est qu’en 2011 que cette interdiction fut abrogée.
Il aura fallu 2 ans à Pernod pour relancer la fabrication traditionnelle de la « fée verte » basée sur une recette manuscrite originale datant de 1896. L’absinthe est toujours cultivée et séchée à Pontarlier mais sa distillation est réalisée à Thuir (66) – aux cotés des ancestrales boissons « Byrrh » et « Suze » – d’où sortent actuellement (seulement) 60 mille litres par an. Alors si vous avez envie de perpétrer le rituel de dégustation (verre, cuillère, sucre, eau glacée), n’hésitez pas, il paraît que les techniques modernes garantissent d’éliminer la thuyone et le méthanol, permettant ainsi de la consommer sans danger, mais avec modération.

Le saviez-vous ? : c’est grâce à l’absinthe que l’on a découvert la source de la rivière « Loue » (qui est en fait une résurgence du Doubs). En 1901, lors d’un incendie de l’usine Pernod, le contenu des cuves hautement explosif fut déversé dans le Doubs pour éviter l’explosion de l’usine. Le lendemain, on retrouva des traces du breuvage à la source de la Loue pour le plus grand bonheur des soldats en garnison s’y abreuvant. On venait de réaliser bien involontairement la 1ère coloration de l’eau qui sera par la suite très utilisée en hydrologie.

source : les Echos / Wikipedia

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